De nombreuses missions au quotidien pour la Gendarmerie de la Meuse

De nombreuses missions au quotidien pour la Gendarmerie de la Meuse  

La Gendarmerie en Meuse, C'est 16 casernes locatives, 6 casernes domaniales, 399 militaires « en théorie », un escadron de mobiles (70 militaires) à l’Andra, à Bure, et 175 réservistes.

A la tête du groupement de gendarmerie départementale de la Meuse depuis début juillet 2025, la colonelle Michta a rapidement pris la mesure d’un territoire à la fois rural, étendu et stratégique. Si la Meuse est le plus petit département lorrain en nombre d’habitants, sa superficie équivaut à celle de la Moselle. La gendarmerie y déploie deux compagnies, à Commercy et Verdun, un escadron départemental de contrôle des flux, ainsi que près de 400 militaires, appuyés par des gendarmes mobiles, des réservistes et des unités spécialisées.

Parmi les évolutions marquantes, la création prochaine de la brigade territoriale mobile Aire Argonne, issue du plan national des 200 brigades. Basée entre Revigny-sur-Ornain et Saint-Mihiel, cette unité mobile renforcera la présence de proximité dans les communes rurales, avec des gendarmes capables de recueillir des plaintes et d’assurer des permanences locales. Au niveau batiment, au quartier Bayard à Verdun les travaux viennent de commencer au niveau des logements. À Saint-Mihiel un projet de reconstruction de la brigade est à l'étude.

La lutte contre la délinquance passe aussi par le contrôle des flux routiers, mission centrale de l’escadron départemental dédié, et par une vigilance accrue en matière de sécurité routière. Le dispositif est complété par des moyens spécialisés, comme la nouvelle équipe cynophile, désormais formée à la recherche de stupéfiants, d’armes, billets et de munitions. Exemple ci dessous avec Roky, un berger belge malinois de 5 ans et demi et la gendarme André.

Au cœur du dispositif, le centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie, installé à Bar-le-Duc, traite chaque jour entre 150 et 200 appels au 17 (environ 55 000 appels ont été reçus en 2025. Des appels pour tapages, violences, cambriolages, pour des personnes suicidaires...). « Sur 150 appels, on engage environ 25 fois » précise le major Didon. Fonctionnant 24 heures sur 24 avec neuf opérateurs en roulement et quatre analystes renseignement, il coordonne les interventions, gère les situations d’urgence et assure le suivi de dispositifs sensibles comme les téléphones grave danger ou les bracelets anti-rapprochement.

Enfin, dans l’ombre, les techniciens de la cellule d’identification criminelle apportent leur expertise scientifique aux enquêtes les plus graves (60 % des interventions concernent des découvertes de cadavre). Spécialisés dans la recherche de traces, d’ADN et d’empreintes, ils interviennent notamment lors de découvertes de corps ou de cambriolages importants, contribuant à faire parler les objets et les scènes de crime.