28 janvier 2026 - 510 vues
Artisans du bâtiment : la Capeb 55 dénonce des règles instables et pénalisantes
Il y a quelques jours, la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment de la Meuse (Capeb 55) par la voix de son président Jean-François Regnier a présenté ses voeux à ses adhérents. Un secteur particulièrement fragile et en difficulté en ce moment.
Représentant 250 adhérents, soit près d’un quart des entreprises du bâtiment meusiennes, la Capeb 55 avait choisi de réaliser en décembre une action symbolique pour porter ses revendications.
Les dix membres de son conseil d’administration avaient rencontré le sous-préfet de Commercy, Éric Le Roux, et lui avait remis un sac de déchets rempli de matériaux de construction. À ses côtés, un sapin de Noël décoré de boules à messages et de « cadeaux empoisonnés » illustrait, selon le syndicat, les décisions gouvernementales qui pèsent sur la profession.
Au cœur des critiques : le dispositif MaPrimeRénov’, régulièrement modifié.
Il dénonce des dossiers complexes, chronophages, des retards de paiement et des conséquences directes sur la trésorerie des entreprises. L’annonce de l’exclusion, depuis le 1er janvier 2026, de deux gestes essentiels — l’isolation des murs et les chaudières biomasse — inquiète également les professionnels.
Autre sujet de tension : la gestion des déchets du bâtiment, dans le cadre de la responsabilité élargie du producteur. Malgré le paiement d’une éco-contribution censée garantir un recyclage gratuit, les artisans se heurtent parfois à des refus dans les points de collecte, chacun appliquant ses propres règles. Une situation qui, selon la Capeb, risque d’encourager les dépôts sauvages.
Leur message est clair : sans simplification et stabilité des règles, c’est toute l’activité du bâtiment de proximité qui pourrait être fragilisée.
Notre sujet:
