Salon de l’Agriculture 2026 : une édition sans bovins, tournée vers le rebond et l’avenir


19 février 2026 - 47 vues

Salon de l’Agriculture 2026 : une édition sans bovins, tournée vers le rebond et l’avenir   

Le Salon international de l’Agriculture 2026, qui se tiendra à Paris, s’annonce comme une édition à part. Pour la première fois, aucun bovin ne sera présent (ni même de la vache égérie du salon), et l’absence de volaille se poursuit, une situation qui dure désormais depuis plusieurs années. Malgré ces contraintes inédites, les organisateurs revendiquent un « salon du rebond », repensé comme un lieu de rassemblement, de dialogue et de visibilité pour le monde agricole.

Avec près de 600 000 visiteurs attendus, le Salon demeure un rendez-vous incontournable pour soutenir les filières et les agriculteurs. Transmission des savoirs, renouvellement des générations et ouverture vers un public parfois éloigné des réalités agricoles constituent des axes forts de cette édition. Plus de 162 initiatives nouvelles ont été mises en place, dans un contexte où les équipes ont entièrement retravaillé l’offre pour ne plus subir les crises, mais construire une stratégie collective.

Une organisation des halls repensée.

Le Hall 1, profondément réorganisé avec 500 stalles en moins, conserve ses trois rings dédiés aux concours agricoles et aux démonstrations. Même sans bovins, le public pourra assister à des présentations ovines et équines, des démonstrations de débardage et d’attelage, ainsi que deux spectacles de voltige et de dressage. Le vendredi après-midi, le Cadre noir de Saumur proposera entraînements et exercices.

Le Hall 6 sera consacré aux chevaux, mules et ânes, avec les concours agricoles et la création d’un poney-club éphémère, très attendu des familles.

Le Hall 7, véritable cœur gourmand du Salon, réunira 500 exposants, 14 000 produits et près de 150 animations quotidiennes, représentant 13 régions métropolitaines et 5 régions d’outre-mer. Producteurs, produits du terroir et espaces de restauration y incarneront la richesse gastronomique française.

Au rez-de-chaussée, le secteur international accueillera 30 pays, dont 12 avec pavillon national. La Côte d’Ivoire, pays à l’honneur, disposera d’un espace de 500 m². Le secteur agricole y emploie en effet 60 % de la population active, contribue à 25 % du PIB et représente 40 % des exportations du pays. La Mongolie fera également son entrée pour la première fois.

Le Hall 4, dédié aux végétaux, ira des grandes cultures au maraîchage. On y retrouvera une moissonneuse-batteuse, un fournil pour la fabrication du pain, une ferme pédagogique avec clinique vétérinaire, ainsi que les concours agricoles canins et félins, avec 1 000 chiens et 250 chats.

Le Hall 5 mettra en lumière les services et métiers de l’agriculture, tandis que le Salon SIAPRO (du 23 au 25 février) offrira aux professionnels un espace d’échange autour de la rentabilité agricole, de l’adaptation au changement climatique, de l’innovation et du mieux-vivre dans les territoires. Cafés des agriculteurs, agora, observatoire de l’innovation et hackathons viendront nourrir la réflexion.

Enfin, le Hall 2 proposera une autre vision de l’agriculture avec Agri’Culture : objets, films, rencontres, un Agri-cinéma de 100 places, une librairie, des jeux pour enfants et des animations musicales mêlant musique pastorale et influences ivoiriennes.

Concerts « à la ferme » aux airs d’opéra chaque mardi soir, concours de livres, animations culturelles et espaces de débat complètent une édition placée sous le signe de la sécurité, de la convivialité et du bien-être animal, avec des allées élargies et une circulation repensée.

La Meuse et le Grand Est au rendez-vous

Malgré l’absence de bovins et la poursuite de l’absence de volaille dans les halls, la Meuse, tout comme l’ensemble de la région Grand Est, sera bien présente au Salon de l’Agriculture 2026, au pavillon 7.2. Fidèle à la philosophie des années précédentes, le stand meusien aura pour objectif de valoriser les richesses du département et de mettre en lumière le savoir-faire local.

Parmi les producteurs présents :

- La Brasserie des Côtes avec la bière Amara de Maxime Tronche (Vigneulles-lès-Hattonchâtel)
- Glaces du Val d’Ornain avec Céline Philippe (Longeville-en-Barrois)
- La Ferme de la Mulotte avec Anne Muller et Alexandre Laflotte (Palameix – Troyon)- 
- Les Copains à la Noix avec Roman Chaudron (Lisle-en-Barrois)
- La Ferme des Forges avec Vincent et Marie Bontant (Abainville)
- La Ferme de Val de Meuse avec Sébastien et Bérénice Trambloy (Brixey-aux-Chanoines)
- La Ferme truffière de Navi avec Lydie et Marc Billon (Bislée)
- La Fédération des artisans boulangers-pâtissiers de la Meuse, présidée par Denis Pultier (Verdun)
- Le Syndicat des viticulteurs – IGP Côtes de Meuse, présidé par Renaud Pierson (Billy-sous-les-Côtes)

Le lycée Alain-Fournier de Verdun sera également présent, avec le chef Quentin Roger, qui proposera des dégustations de produits meusiens, notamment le 26 février, journée dédiée à la Meuse sur le Salon.

D’autres acteurs représenteront le territoire :
À la Cloche Lorraine (Commercy), La Ferme des P’tisanes (Ménil-la-Horgne), La Savonnière du Moulin (Saint-Germain-sur-Meuse) ainsi que l’ODG Brie de Meaux.

La mascotte Madoo, en forme de madeleine et venue de Commercy, apportera une touche conviviale et gourmande au stand.

Compétitions et fierté locale

Le Salon reste aussi un moment de compétition. Plusieurs éleveurs meusiens seront suivis pendant les concours, notamment en aviculture avec trois éleveurs engagés, ainsi que dix producteurs qui défendront leurs produits, fierté du territoire.

Le poids agricole du Grand Est

La présence massive du Grand Est au Salon reflète le poids stratégique de l’agriculture dans la région :

- 40 989 exploitations, soit 9,8 % des exploitations françaises
- 1ʳᵉ région pour la valeur ajoutée agricole
- 1ʳᵉ région productrice de vin effervescent
- 1ʳᵉ région productrice de céréales, d’oléoprotéagineux et de grandes cultures
- Leader pour la mirabelle (84 %), la quetsche (85 %), le chou à choucroute (77 %), le houblon (89 %)
- 12 millions d’hectares de forêts et de surfaces de production
- 87 % du territoire consacré à l’agriculture, à la viticulture et à la forêt
- Près de 156 000 actifs, dont 122 000 salariés (8,1 % de l’emploi régional)

Un Salon 2026 sans bovins ni volailles, mais résolument tourné vers l’avenir. Plus qu’une vitrine, il se veut un espace de dialogue et de valorisation d’une agriculture en mutation, portée par des territoires engagés comme la Meuse et la Haute-Marne.